Néoleibnizanisme(s)?

Quand

05/11/2026 - 13/05/2027    
16h00 - 18h00

ENS-PSL
45 rue d'Ulm, Paris, Paris, 75005, Ile-de-France

Type d’évènement

Néoleibnizanisme(s)?

Séminaire organisé par Charlotte Morel, Matthieu Amat et Dominique Pradelle.

Présentation

Sous le titre « Néoleibnizianismes ? » (au pluriel et avec un point d’interrogation), ce séminaire n’entend pas introduire un nouvel « -isme » dans l’histoire de la philosophie mais étudier et interroger les diverses manières dont des problèmes, concepts, schèmes ou figures tirés de la métaphysique de Leibniz ont pu être mobilisés, réinterprétés, actualisés en contexte critique, depuis Herbart et Lotze jusqu’à Husserl et Cassirer et jusque dans les sciences sociales et de la culture.

Séance inaugurale : jeudi 15 octobre 2026 / 14-18h

Salle Paul Langevin, ENS, 29 rue d’Ulm

Dietrich Mahnke : entre métaphysique, phénoménologie et philosophie des mathématiques

Michel Fichant (Univ. Paris Sorbonne)

David Rabouin (CNRS, SPHERE)

Francesco Neri, traducteur, et Andrea Altobrando (Univ. Padua)

Télécharger la présentation du séminaire

En 1920, Dietrich Mahnke publie dans Logos. Journal international de philosophie de la culture un article intitulé « La renaissance de la conception du monde leibnizienne ». Il y défend la nécessité d’une « synthèse de Kant et de Leibniz », par « extension métaphysique de la philosophie transcendantale » et « approfondissement transcendantal de la métaphysique ». Selon Mahnke, les néokantismes contemporains, la philosophie de la culture de Simmel ou la phénoménologie de Husserl relèveraient précisément d’un certain « néoleibnizianisme ». Par ce retour à Leibniz, plus ou moins explicite et conscient, on chercherait à dépasser un certain nombre de dualismes hérités de la modernité : être et valeur, nature et culture, bios et logos, individuel et universel.

Puis 7 séances :

Les jeudis, 16-18H.

Salle Cavaillès, 45 rue d’Ulm

5 novembre : « Leibniz dans la préhistoire du criticisme : l’interprétation de Paul Natorp » (Andrea Ariotto, Paris 4/Turin)

3 décembre : « Hermann Lotze: réalisme kantien ou idéalisme leibnizien ? » (Charlotte Morel, CMRS/ UMR Pays Germaniques) :

14 janvier : « Y a-t-il un néo-leibnizianisme brunschvicgien ? »   (Marion Marchal, Paris 4)

11 février : « Pourquoi Herbart n’est-il pas un néo-leibnizien? » (Jean-François Goubet, Lille)

11 mars : « La lecture diltheyenne de Leibniz » (Jean-Claude Gens, Dijon)

1er avril : « Comment Cassirer est-il parvenu à intégrer les concepts de symbole propres à Leibniz et à Kant dans celui de forme symbolique ? » (Jean Seidengart, Paris Nanterre)

13 mai : « Leibniz à l’âge d’or du néokantisme français: d’Arthur Hannequin à Louis Couturat ».  (Massimo Ferrari, Turin)