Personnes invitées en 2026
Arrivée de Sahra Rausch à l’UMR 8547 Pays Germaniques
L’UMR 8547 Pays germaniques a le plaisir d’accueillir Sahra Rausch, titulaire de la chaire franco-allemande ENS–Université de Leipzig. Après un premier semestre passé à Leipzig, elle effectuera un séjour de recherche à l’ENS de septembre à décembre 2026.
Dans le cadre de son service d’enseignement au département d’histoire, elle proposera un séminaire intitulé « Une « amnésie coloniale » ? L’Allemagne coloniale et ses héritages postcoloniaux », consacré à l’histoire du colonialisme allemand, aux continuités postcoloniales et aux débats contemporains sur la mémoire et les restitutions.
Sahra Rausch participera également aux activités du Collège doctoral franco-allemand « Transferts culturels », porté conjointement par l’ENS-PSL et l’Université de Leipzig.
Soutenue par l’Université franco-allemande, cette chaire contribue au renforcement des coopérations scientifiques et pédagogiques entre les deux établissements.
Dans son projet « Le militantisme mémoriel transnational », Sahra Rausch étudie les activités et l’impact de l’activisme mémoriel postcolonial en Allemagne, en France et en Italie dans une perspective comparative. Pendant son séjour, elle travaillera avec des groupes de militants parisiens dont l’objectif est de mettre en lumière le passé esclavagiste de la capitale.
Madame Yanjuan MU, professeur chinoise, est accueillie dans l’établissement du 20 avril 2026 au 19 avril 2027.
Madame MU travaille sur un projet de recherche intitulé « Étude historique de la France concernant l’ancien couloir culturel des Naxi dans les provinces du Sichuan, du Yunnan et du Tibet ».
Personnes invitées en 2025
La critique de la métaphysique proposée par Kant dans son texte Kritik der reinen Vernunft (1781) ne donne pas seulement lieu à sa logique transcendantale, mais elle lui permet aussi d’expandre, pendant les 15 ans suivants, son analyse à l’éthique, l’esthétique, la biologie et aussi à la politique. En particulière, le principe régulateur de la « finalité (Zweckmässigkeit) », qui dérive de l’idée inconcevable métaphysique de Dieu, promet le progrès politique.
La thèse proposée par cette présentation est que cette idée du progrès politique dérive de la conception kantienne de la raison, qui est formulée à partir du dialogue que Kant entretient avec Mendelssohn autour de la querelle du panthéisme (Pantheismusstreit) de 1786. Dans cette occasion, Kant rejette la réduction proposée par Mendelssohn de la raison au « sens commun (Gemeinsinn) », et propose de sa part une conception de la raison comme principe d’orientation (ou régulateur). Cette conception est, en effet, aussi la racine à partir de laquelle Kant justifiera, après, sa fois dans le progrès politique. Progrès politique, que Mendelssohn, dans son texte Jerusalem (1783), avait refusé. La position kantienne sera pleinement exposée plus tard, dans la Kritik der Urteilskraft (1790), dans la discussion de la téléologie comme expression du rôle régulateur de la raison. Et, au même temps, elle est au centre de ses textes politiques. »
