Organisé par Charlotte Morel et Matthieu Amat
Présentation
En 1920, Dietrich Mahnke publie dans Logos. Journal international de philosophie de la culture un article intitulé « La renaissance de la conception du monde leibnizienne ». Il y défend la nécessité d’une « synthèse de Kant et de Leibniz », par « extension métaphysique de la philosophie transcendantale » et « approfondissement transcendantal de la métaphysique ». Selon Mahnke, les néokantismes contemporains, la philosophie de la culture de Simmel ou la phénoménologie de Husserl relèveraient précisément d’un certain « néoleibnizianisme ». Par ce retour à Leibniz, plus ou moins explicite et conscient, on chercherait à dépasser un certain nombre de dualismes hérités de la modernité : être et valeur, nature et culture, bios et logos, individuel et universel.
Sous le titre « Néoleibnizianismes ? » (au pluriel et avec un point d’interrogation), ce séminaire n’entend pas introduire un nouvel « -isme » dans l’histoire de la philosophie mais étudier et interroger les diverses manières dont des problèmes, concepts, schèmes ou figures tirés de la métaphysique de Leibniz ont pu être mobilisés, réinterprétés, actualisés en contexte critique, depuis Herbart et Lotze jusqu’à Husserl et Cassirer et jusque dans les sciences sociales et de la culture.
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Séance inaugurale consacrée à Dietrich Mahnke et Eine neue Monadologie (1917) le jeudi 15 octobre 2026
Puis 6 séances : les jeudis, 16-18H
5 novembre : Natorp (Andrea Ariotto, Paris 4/Turin)
3 décembre : Lotze (Charlotte Morel, CMRS/ UMR Pays Germaniques)
14 janvier : « Y a-t-il un néo-leibnizianisme brunschvicgien ? » (Marion Marchal, Paris 4)
11 février : « Pourquoi Herbart n’est-il pas un néo-leibnizien? ». (Jean-François Goubet, Lille)
11 mars : Dilthey (Jean-Claude Gens, Dijon)
1er avril : Cassirer (Jean Seidengart, Paris Nanterre)
13 mai : “Leibniz à l’âge d’or du néokantisme français: d’Arthur Hannequin à Louis Couturat”. (Massimo Ferrari, Turin)
