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Soutenance de thèse

Quand

09/12/2025    
14h00 - 18h00

ENS-PSL
45 rue d'Ulm, Paris, Paris, 75005, Ile-de-France

Type d’évènement

Monsieur Alexandre Leduc Berryman soutiendra sa thèse de doctorat, intitulée Le problème du discours philosophique dans l’idéalisme husserlien le 9 décembre 2025 à 14 h, dans la salle de séminaire du Département des Sciences de l’Antiquité (DSA) de l’École normale supérieure, au 45 rue d’Ulm, au rez-de-chaussée entre les couloirs A et B.

Composition du jury

Ce travail a été réalisé sous la direction de Sophie-Jan Arrien (Université Laval) et de Jean-Claude Monod (CNRS/ENS/PSL, Archives Husserl). Le jury sera composé de Bruce Bégout (Université Bordeaux-Montaigne) et d’Isabelle Thomas-Fogiel (Université d’Ottawa), en qualité de rapporteurs, ainsi que de Julien Farges (CNRS/ENS/PSL, Archives Husserl) et d’Antoine Grandjean (Université de Lille), en tant qu’examinateurs.

Résumé

Cette thèse vise à comprendre l’idéalisme transcendantal phénoménologique comme l’accomplissement du projet husserlien d’une philosophie rigoureusement scientifique, dont l’exigence métathéorique, loin d’une simple méthode, fonde les élaborations déterminant le sens même de la phénoménologie. Délaissant l’image d’un idéalisme rationaliste naïf, nous l’envisageons comme la réponse au problème, hérité de Kant, du statut du discours philosophique et du philosophe critique. Ainsi, l’idée directrice des Recherches — penser une science portant sur « ce qui fait que les sciences sont des sciences » — oriente une démarche assumant l’inévitabilité du filtre discursif, comme la racine de tout procédé d’intelligibilisation. Sous ce régime de scientificité non objectiviste, le transcendantal n’est ni psychologie, ni ontologie, ni métaphysique, mais le régime philosophique d’intelligibilité d’où penser la racine de toute rationalité possible. La philosophie, pleinement consciente de ce qu’elle est un discours, exige du philosophe qu’il se conscientise constamment du point de vue qu’il doit adopter. Or, s’élever à ce point de vue, où la philosophie se sait discours, consiste moins à rapporter constitutivement le monde à la conscience qu’à intercaler entre transcendant et transcendantal la vie du discours qui nomme, distingue et institue leur écart, évitant toute compréhension du régime transcendantal d’intelligibilité à l’aune des catégories du transcendant. C’est dans l’effort en vue de faire voir cette intercalation en acte, pour ainsi dire, que la phénoménologie, pleinement consciente de la problématique discursive que tout discours traine derrière comme devant lui, devient le logos de ce qui reste, pour la conscience naturelle et le scientifique ordinaire, invu et invisible par le principe de sa naïveté objectiviste.